Nom : Hessling
Prénoms : Sham Arkayn
Âge : 6021 ans
Espèce : Démon omnivore à forte préférence pour le sang.
Sexe : Masculin
Maître de : /
Orientation sexuelle : Aucune en particulier, mais préférence tout de même pour les individus de sexe mâle.
Physique : Grand et mince (un mètre quatre-vingt-douze pour soixante-dix-huit kilos l’estomac bien plein), il a de courts cheveux d’un noir de jais, peigné impeccablement et encadrant son visage fin et racé. Sa peau est d’une pâleur lunaire, mais sans être terne. Ce n’est que lorsqu’il éclate de rire (ce qui n’arrive pas si souvent que cela) que l’on peut apercevoir ses crocs étincelants. Ses yeux sont gris, et il s’habille toujours avec raffinement et élégance.
Caractère : D’une grande sagesse quel lui confère l’expérience des siècles passés (ainsi que beaucoup d’erreurs de jeunesse), Sham est un individu en apparence froid et peu intéressé par ce qui l’entoure. Il est en réalité un observateur du temps qui passe, capable de trouver de la beauté en toute chose. Généralement calme, il vaut toutefois mieux ne pas provoquer sa colère, car il est un ennemi redoutable et surtout implacable. Lunatique, il aime obtenir ce qu’il veut, mais aime passer par des chemins détournés pour l’obtenir. Il est un maître ès manipulations.
Histoire : Sham Arkayn Hessling est né quelques 6000 ans plus tôt, dans une région qui prit plus tard le nom d’Allemagne. Issu d’une famille Noble de Démons et de niveau sociale plus qu’aisé, il est l’heureux et surtout insupportable benjamin d’une famille de quatre enfants, trois filles et un garçon. Servis par des domestiques humains, ils prirent soin de dissimuler leurs identités démoniaques pour vivre plus tranquillement. Mais le jeune Sham supporte mal cette inactivité.
Indiscipliné, crâneur et séducteur, il n’hésite pas à s’attirer les faveurs des jeunes filles des environs, allant jusqu’à faire des promesses de mariage qu’il ne compte pas tenir. Désespéré par tant d’insouciance, son père décide alors de le confier aux bons soins d’un Seigneur d’un autre land afin de le former.
Mais une terrible guerre éclate, et le père de Sham est tué en plein combat, sans que quiconque ait pu voir la scène de sa mort. L’on sait seulement qu’il fut retrouvé gisant près de son cheval, un trait ensorcelé en travers de la gorge. Le plus étrange étant que les armoiries gravées sur la flèche n’appartenait à aucune des armées présente sur le champ de batailles.
Douze mois plus tard, lorsque Sham eut atteint sa vingt-et-unième année, un fort étrange homme se présenta aux portes du château. Déjà remariée, la maîtresse des lieux ignorait toutefois à qui son défunt mari comptait confier la charge de son unique héritier. L’étranger prétendant être cet homme-là. Ravi de se débarrasser du seul prétendant mâle à la succession de feu le Seigneur von Hessling, le nouveau maître des lieux lui envoya immédiatement le jeune Sham, avec toutefois en aparté la close de ne jamais le renvoyer à sa mère.
L’on ne sut plus rien de lui les quinze années qui suivirent.
Un soir d’hiver, au tombé de la nuit, la silhouette sombre d’un jeune homme apparue aux portes du château familial. Sham avait apprit quelques jours auparavant la mort prématurée de sa mère et de ses soeurs, treize ans plus tôt.
Le lendemain, les vassaux de la maison trouvèrent les corps sanglants de leurs maîtres, ainsi que de leurs descendants. Un nouveau personnage avait pris les rênes, et, pour les plus anciens d’entre eux, il ne faisait aucun doute que le fils de leur ancien Seigneur était revenu d’entre les morts pour venger les siens, et reprendre sa place.
Revenu d’entre les morts, car depuis l’époque où il les avait quitté, il n’avait pas changé, en apparence tout du moins. Seuls quelques détails témoignaient d’un changement plus profond. Ses yeux paraissaient plus profonds, plus sages. Il ne sortait plus beaucoup le jour, préférant les étoiles de la nuit. Plus calme, plus posé, plus serein...
Ils ne surent jamais ce qui avait provoqué ce changement, ni comment ni pourquoi il était revenu, la façon dont il avait quitté son tuteur désigné à la va-vite.
La seule certitude qu’ils avaient, c’était que la volonté de leur Seigneur devait être scrupuleusement respectée. Car parfois, quand l’un de ce qui était venu avec l’assassin de sa maison se révoltait trop effrontément et se montrait ingrat, ils retrouvaient son cadavre, pendu au mur de l’entrée. Et il y pourrissait lentement, tandis qu’une silhouette noire l’observait depuis la fenêtre de la chambre de leur maître...